‘L’Abandon’

LA PEAU DU LAIT
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
Les mots de la radio et le puit de la purée,
Plomb fondu, gouttes d’eau, corps à pourrir en tonneaux.
Vois dans nos chaumières 
la trouée de l’acide
de l’oreille au cerveau,
Répête, jambon blanc en dés, pain et …
Miette de pain, pain de blé, blé des champs, chant de guerre.
Guerre des ondes, ondes de choc, choc des mots.
Mot à mot, les mots d’hier et d’aujourd’hui nous tiennent.
Les mots nous tiennent, nous tiennent.
Les mots nous tiennent coîs.
Le beurre dans le puit, de rue en rue, de cave en cave.
Membres écartelés et briser la peau du lait.
Vois dans nos chaumières s’immiscer ces gros rats,
Goutte à goutte, mot à mot,
 ils nous laissent que des miettes.
Miette de pain, pain de blé, blé des champs, chant de guerre.
Guerre des ondes, ondes de choc, choc des mots.
Mot à mot, les mots d’hier et d’aujourd’hui nous tiennent.
Les mots nous tiennent, nous tiennent.
Les mots nous tiennent.
THE RUBBERY SKIN OF BOILED MILK
The words of radio, butter in mashed potatoes.
Molten lead, water drops, bodies rotting in barrels.
See, in our thatched huts, the hole acid made
from ear to brain.
Repeat, bits of boiled ham, bread and…
Crumbs of bread, bread of wheat, wheat in fields, fields of war.
War of the airwaves, waves of shock, shock of words.
Word for word, words of yesterday and today have a hold on us.
Words hold us, hold us. Words hold us mute.
Butter in the potatoes.
From backstreets to alleys, basements to basements.
Limbs torn from bodies, tap the skin of boiled milk.
See, in our thatch huts, these big rats poke around.
Drop for drop, word for word,
 they only leave us crumbs.
Crumbs of bread, bread of wheat, wheat in fields, fields of war.
War of the airwaves, waves of shock, shock of words.
Word for word, words of yesterday and today have a hold on us.
Word for word, words of yesterday and today hold us mute.
ALMAS PERVERSAS
Marianne Dissard / M.Dissard – Christian Ravaglioli
“Almas Perversas”, rien n’est innuendo.
“Ley de la Calle”, mamas scatos.
A cul et à fric, le BD trafic.
Salaces satires riment Mexique à nique.
Cinq, six salauds à confesse sans l’hostie.
Prétrailles de sadiques
coursent vierges nues et lubriques,
bourrent de casses en cases.
Goûters morbides.
¡Vibra, Mexico, softcore comics!
Dibujos del diablo, tragicos destinos.
Fritangas calientes, intenciones lucidas.
“Almas Perversas”, “Ley de la Calle”.
Que rico siento, drames pour accros.
Six patibulaires, le BD trafic.
Salaces satires, textoniques.
Esclavos sin nombre con hardcore comics.
La ley del mercado y las calles del oro.
¡Riase, Mexico, de las tramas crudas!
¡Exulté, Mexico, porncore comics!
Banquetes secretos, sudario leviano.
Almas de la calle desdé la Conquista.
ALMAS PERVERSAS
“Almas Perversas”, nothing is in innuendo.
“Ley De La Calle”, scato moms.
Ass and dough, comic books peddling.
Salacious satires, rhyme Mexico with porno.
Five, six dickheds confessing without wafers.
Priesthood of sadists
 chase naked and horny virgins,
bone from break-ins to blocks.
Morbid snacks.
Stir, Mexico, softcore comics!
Diabolical drawings, tragic destinies.
Hot historietas, clear intentions.
“Almas Perversas”, “Ley De La Calle”.
Que rico siento, tragedies for addicts.
Six sinister men, comics trafics.
Salacious satires, textonics.
Slaves without names, hardcore comics.
Law of the market and streets of gold.
Laugh, Mexico, to the crude drawings!
Elate, Mexico, porncore comics!
Cryptical feasts under a shredded thin shroud.
Soul of the streets since the Conquest.
UN GROS CHAT
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
En bouche à bouche, you’re a treat.
Au corps à corps, my little bitch.
Deux sous verres, bloody mary.
Sour and sweet, tu es tout nu.
Tu as 20 ans et moi, moi j’ai vécu
sur ton lit, comme un gros chat.
Oui, bien sûr, non, rien ne dure.
Ça, tu le sais bien comme moi.
Toi bien sûr, tu es si sûr.
Tu y crois dur comme bois.
Mais toi qui a les yeux si purs,
tu n’es pas l’ange que tu crois.
My little bitch, why do you mind?
Don’t be afraid. No, don’t get mad.
Hold my hand aux jeux du cirque.
Sale coup bas, it’s a man’s world.
A défaut de cuirasse, sentiments crus.
You’re twenty, I’m a big cat.
Oui, bien sûr, non, rien ne dure.
Ça, tu le sais bien comme moi.
Toi bien sûr, tu es si sûr.
Tu y crois dur comme bois.
Mais toi qui a les yeux si purs,
tu n’es pas l’ange que tu crois.
A BIG CAT
In mouth to mouth, tu es un régal.
In corps-à-corps, ma petite salope,
Two coasters, bloody mary.
Amer et sucré, you are naked.
You are twenty and me, me I’ve lived
on your bedspread, like a big cat.
No, of course not, nothing lasts.
You know it as well as I.
You, of course, you are so sure.
You believe hard as iron.
But you who has such pure eyes,
you’re not the angel you think you are.
Ma petite salope, why do you mind?
N’ai pas peur. Non, ne t’énerve pas.
Prends ma main at the circus games.
Nasty low blow, un monde d’homme.
Failing an armor, raw feelings.
Tu as vingt ans, je suis un gros chat.
No, of course not, nothing lasts.
You know it as well as I.
You, of course, you are so sure.
You believe hard as iron.
But you who has such pure eyes,
you’re not the angel you think you are.
ECRIVAIN PUBLIC
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
Toi, prisonnier!
N’ai pas peur, laisse-toi faire.
Je suis ta femme et ton mur de pierre.
Oui, regarde-moi.
Tu le sais bien, je suis là.
Moi, ta défaite, ta Sainte Hélène.
Argument public, sentimenteur habile,
les mots te viennent pas.
Ne t’en inquiète pas.
C’est moi qui vais gagner.
C’est tout fait, tout joué.
Je suis faite pour ça.
Confie-toi à moi.
Les noms de villes, les bords de fleuves
et les plages, les vacances.
Ah, rappelle-toi!
Oui, rappelle-toi les promesses
que tu me criais du haut des rochers.
Oui, oublie-toi!
Oublie tout et sois heureux.
Les fous, comme les chiens, ont un maître.
Prisonnier unique, mon compagnon,
mon plus grand ennemi,
tu ne m’échapperas pas.
Je suis la houle, ton phare, tes cendres.
Tu crêveras ici.
Confie-toi à moi.
Je suis faite pour ça.
Les noms de villes, les bords de fleuves
et les plages, les vacances.
PUBLIC SCRIBE
You, prisoner!
Don’t be afraid, let yourself go.
I am your woman and your stone wall.
Yes, look at me.
You know it well, I am here.
Me, your defeat, your St Helena.
Public argument, skilled sentimentalist,
words don’t come to you.
Don’t worry about it.
I am the one who will win.
It’s all done, all played out.
I was made for that.
Entrust yourself to me.
Names of cities, banks of rivers
and beaches, holidays.
Yes, remember!
Yes, remember the promises
you shouted to me from atop the cliff.
Yes, forget yourself!
Forget yourself and be happy.
Madmen, just like dogs, have masters.
Unique prisoner, my companion, 
my greatest ennemy.
You will not escape me.
I’m the rough tide, your lighthouse, your ashes.
You will croak here.
Entrust yourself to me.
I was born for that.
Names of cities, banks of rivers
and beaches, holidays.
ETE HIVER
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
Monsieur l’Homme, tu m’ veux pas?
Monsieur l’Homme, tu passes sang.
Vingt cinq ans déja, tu es si grand.
L’ présent s’ defends.
M’affairer sur toi, m’affaisser sans toi.
Toi, tu tiens plus droit.
Ah, tiens-toi bien!
J’ai perdu la place et perdu la face.
Monsieur l’Homme, un été
à chercher la nuit, les trains.
Assoupie sur tes bancs, tes fenêtres.
Tu es mal luné.
Quel homme es-tu? Quel homme es-tu?
Quel homme es-tu? Quel homme es-tu?
Je tiens, tu dures. Je tiens, tu dures.
Je tiens tu dures. Je tiens, tu dures.
Tiens-toi droit. Ah, tiens-toi bien!
Tiens-toi droit. Tiens-toi bien.!
Non, rien ne dure. Non, rien ne dure.
Ni champs de blé, ni chants d’été.
Ni champs de blé, ni chants d’été.
Non, rien ne dure. Non, rien ne dure.
Ni champs de blé, ni chants d’été.
Non, rien ne dure. Non, rien ne dure.
Ni champs de blé, ni chants d’été.
Monsieur l’Homme, assagi,
tu parais et tu perdures.
Ce sera ce que c’est.
A ton cul, les clefs trépignent.
Chats de Colisée,
 damnés en années.
Vois, mes blés encore trop tôt rentrés,
le pain pressé, le vin coupé.
Tu veux quoi de moi?
L’été s’est défilé.
Je te voulais. C’est ma loi.
Champs brûlés, chant d’été.
Ce sera ce que c’est.
Rien ne dure.
Hors ma loi,
 rien ne dure.
SUMMER, WINTER
Mr. Man, do you not want me?
Mr. Man, you’re passing blood.
Twenty five already, you are so big.
The present time is guarded.
To busy myself over you, to fall apart without you.
You, you’re not standing upright any longer.
Ah, behave yourself!
I lost my place and I lost face.
Mr. Man, a summer
spent looking for the night and for trains.
Dozing away on your benches, at your windows.
You’re off to a bad moon.
What man are you? What man are you?
What man are you? What man are you?
I hold, you last. I hold, you last.
I hold, you last. I hold, you last.
Hold yourself upright! Ah, behave!
Hold yourself upright! Ah, behave!
No, nothing lasts. No, nothing lasts.
Wheat fields nor summer songs.
Wheat fields nor summer songs.
No, nothing lasts. No, nothing lasts.
Wheat fields nor summer songs.
No, nothing lasts. No, nothing lasts.
Wheat fields nor summer songs.
Mr. Man, wised up,
you appear and you outlast.
It’ll be what it is.
Dangling from your ass, the keys.
Coliseum cats,
damned through centuries.
See, my wheat again sowed too soon,
bread pressed, wine cut.
What do you want from me?
Summer has fizzled out.
I wanted you. It’s my law.
Scorched fields, summer song.
It will be what it is.
Nothing lasts.
Outside my law,
 nothing lasts.
NEIGE ROMAINE
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
“Poesia in forma di rosa” by Pier Paolo Pasolini
Forsake me not,
forsake me not, oh my darling.
Though if you do,
 glory!
I shall be without tears.
Oh, glory!
I shall be without tears.
Si toi aussi,
si toi aussi tu m’abandonnes,
ô mon amour,
 grand dieu,
je n’aurai aveux ni larmes.
Grand dieu,
 je n’aurai aveux ni larmes.
Così sflogliai una vana rosa,
rosa privata del terrore
e della sessualita,
proprio negli anni
in cui mi si richiedeva
d’essere il partigiano
che non confessa ne piange.
ROMAN SNOW
Ne m’abandonne pas,
ne m’abandonne pas, ô mon amour.
Cependant, si tu m’abandonnes,
gloire!
 Je serai sans larmes.
Gloire! 
Je serai sans larmes.
If you too,
if you too forsake me,
oh my love, god damn,
I shall be without confessions nor tears.
God damn, 
I shall be without confessions nor tears.
And so, in this way did I leaf out a rose,
t
he private rose of terror
and sexuality,
at a time, in truth,
where I was being asked
to be a partisan,
without confessions nor tears.
L’EXILE
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
Feux d’artifices sur le Tibre,
je tombe pour toi
plus vite que ces fusées
montent au ciel.
Poudre noire, je prends flamme
aux étages, à ton visage,
en blanc de foudre, l’exilé.
Fleur de papier, l’abeille.
Noire de poudre, illuminée.
Fleur de papier, j’étincelle.
Soir de souffre, l’exilé.
Etes-vous bien dans votre lit?
Etes-vous heureux au pays?
Etes-vous bien?
Sinon, partez!
A dix ans, tu allumais
 des cierges magiques,
soleils de nuit dans ton lit.
Et puis tu as pris tes claques
pour ta clique des tropiques,
cuivre et titane, sangs mêlés.
Fleur de papier, l’abeille.
Noire de poudre, illuminée.
Fleur de papier, j’étincelle.
Soir de souffre, l’exilé.
Etes-vous bien au pays?
Fleur de papier.
Abeille à tes pieds.
Etes-vous bien?
Si oui, si non, partez!
La abeja sin flores
en alas sin viento,
de miel se consumen
sin polen de Dios.
Cual sybila palida
en flor de papel,
adora la abeja
con alas de sol,
lejana de besos 
intensa de luz.
La flor de papel
 hallò su color
cuando el agijon rasgò su vestido.
On trinque dans les bosquets.
Les fermeture-éclairs craquent.
L’aube est grisée, corps brisés .
Le sang sur le marbre scelle
l’année nouvelle sera belle
de foutre et d’or, l’exilé.
Fleur de papier, l’abeille.
Noire de poudre, illuminée.
Fleur de papier, j’étincelle.
Soir de souffre, l’exilé.
Etes-vous bien au pays?
Fleur de papier.
Abeille à tes pieds.
Etes-vous bien?
Si oui, si non, partez!
THE EXILE
Fireworks over the Tiber river,
I am falling for you
faster than those rockets
flare upward to the sky.
Black powder, I ignite,
in the storied tower, 
to your face,
white as lightning, 
the exile.
Paper flower, bee.
Black with powder, illuminated.
Paper flower, I spark up.
Night of sulfur, the exile.
Are you content in your bed?
Are you happy in your land?
Are you content? If not, leave!
Ten-year-old, you were lighting
magic firesticks,
 night suns in your bed.
Then you took your leave
for the leavens of the tropics,
copper and titane, mixed bloods.
Paper flower, bee.
Black with powder, illuminated.
Paper flower, I spark up.
Night of sulfur, the exile.
Are you content in your land?
Paper flower.
Bee at your feet.
Are you happy?
If yes, if no, leave!
Bee without flower,
 wings without wind,
consumed by honey 
without God’s pollen.
Pale sybilla in a paper flower,
adores the bee, her wings of sun.
Distant from kisses of intense light.
Paper flower found his color,
when the stinger tears her dress.
We clink our glasses in the groves.
Zippers spark up and break.
Dawn is tipsy grey, bodies broken.
Blood on the marble seal
s
the new year will be beautiful
of come and gold, the exile.
Paper flower, bee.
Black with powder, illuminated.
Paper flower, I spark up.
Night of sulfur, the exile.
Are you content in your land?
Paper flower.
Bee at your feet.
Are you content?
If yes, if no, leave!
FUGU
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
Look at me now! I did it again.
Knocked up for thrills, carefree and high.
Guess I could be sorry and cry.
No, how I got away,
swallowed the pill with a laugh.
Did it ever strike you, my love,
I could be your fugu queen.
Some day, you’ll bite in.
Some day, you’ll die here.
Each time you come near,
thinking I’ll spare you,
knowing we must
die.
Today again, I checked in.
Put down to sleep, naked and cold.
How could I not care I had you inside me?
And so well it ended, my dear,
without a trace or a tear!
Will you ever see it, my love,
I was yours, your fugu dream.
Some day, some time, you’ll keep me down.
Some day, with a bite, a knife,
cut me out, cross my heart, eat and die.
Will you ever say it, my love,
I was yours, your fugu queen.
The chef is skilled. The flesh is fierce.
That poison left in me has no way but this
to reach you now.
FUGU
Regarde-moi maintenant!
Une fois de plus!
Cloquée pour le fun,
sans souci et high.
Bien sûr, je pourrais être désolée et pleurer.
Mais je m’en tire, je pirouette,
j’avale la pilule avec un rire.
Ça t’a jamais frappé, mon amour,
je pourrais être ta reine fugu.
Un jour, tu y goûteras.
Un jour, tu en mourras.
Chaque fois que tu t’approches,
en pensant que je vais t´épargner,
en sachant que nous devons
mourir.
Aujourd’hui encore, j’ai été admise.
Endormie, nue et froide.
Comment je m’en foutais de t’avoir en moi?
Et comme tout ça s’est terminé, mon amour,
sans trace ni larme.
Le verras-tu jamais, mon amour,
j’étais tienne, ton rêve de fugu.
Un jour, une fois, tu ne me recracheras pas.
Un jour, d’un coup de langue ou d’un coup de couteau,
tu me détacheras, promets-moi, jure d’avaler et mourir.
Le diras-tu jamais, mon amour,
j’étais à toi, ta reine fugu.
Le chef est doué. La chair est rouée.
Le poison qui est encore en moi
n’a plus d’autre moyen que ça
pour t’atteindre maintenant.
FONDRE
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli
Deux bulles de savon
suspendues à tes lêvres,
portées par le vent,
fragiles et légères,
collées l’une à l’autre,
ballottées dans les airs,
deux bulles de savon,
suspendues à tes lêvres.
Bulles de savon,
 tout est léger.
Bulles de savon,
 amour d’été.
Bulles de savon, 
les blés dorés.
Bulles de savon,
 collées, piégées.
La porte qui claque.
Courant d’air du matin.
Un château de cartes
sur la chaise du jardin.
Tu bâches les meubles,
moi, les pommes sous le pommier.
Les champs eventrés.
Nos rêves ont délités.
Bulles de savon, 
tout est léger.
Bulles de savon,
 amour d’été.
Bulles de savon, 
percées, claquées.
Bulles de savon, 
cruel été.
TO MELT
Two soap bubbles,
 hanging from your lips,
lifted by the wind,
 fragile and light,
stuck together,
 tossed around in by the wind,
two soap bubbles,
hanging from your lips.
Soap bubbles,
 all is light.
Soap bubbles, 
summer love.
Soap bubbles,
 the fields reaped.
Soap bubbles,
 clinging, trapped.
The door slams,
 morning draft.
A house of cards 
on the garden chair.
You drop a cloth over the furniture,
me, one under the apple tree.
Fields ripped open
and our dreams uprooted.
Soap bubbles,
 all is light.
Soap bubbles, 
summer love.
Soap bubbles,
 pierced, slapped.
Soap bubbles,
 cruel summer.
THE ONE AND ONLY
Marianne Dissard – Christian Ravaglioli
Le train à travers ma ville
 siffle déja midi,
sous un ciel bleu de mois d’août,
en janvier comme au paradis.
Des murs d’adobe qui s’écroulent
au milieu du désert.
La poussière le long de la route
retombe dans une chaleur d’enfer.
The One and Only.
Tucson in AZ.
Old Tucson et villes fantômes.
Courses à pied dans la rivière.
John Wayne, Warhol et ses hommes,
Lalo, Linda, Paul et compères.
Le bonheur comme un nuage
menace à l’horizon.
Beaux cowboys, mi folles, mi sages.
Est-ce le tonnerre, le mur du son?
The One and Only.
Tucson in AZ.
The One and Only.
Tucson, my city.
Change de trottoir, Mexico.
Les grands espaces perdent une vis!
Cuivre et condos, casinos.
Mirage à l’ouest, mon oasis.
The One and Only.
Les grands espaces perdent une vis.
Cuivre et condos, casinos.
Mirage à l’ouest, mon oasis.
Sous les étoiles à minuit,
les années passent, enfonce la vis.
The One and Only.
Mirage à l’ouest, mon oasis.
The One and Only.
Mirage à l’ouest, mon oasis.
THE ONE AND ONLY
The train through my city
whistles noon already,
under an August blue sky
in January like in paradise.
Adobe walls crumbling down
in the middle of the desert.
The dust along the road
settles down, infernal heat.
The One And Only
!
Tucson in AZ!
Good Old Tucson and ghost towns.
Barefoot races on the riverbed.
John Wayne, Warhol and his boys.
Lalo, Linda, Paul and compadres.
Happiness like a cloud
threatens on the horizon.
Handsome cowboys, half mad, half wise.
Is it thunder or a break in the wall of sound?
The One and Only!
Tucson in AZ
!
The One And Only!
Tucson, my city.
Run for cover, Mexico!
The open spaces have gone crazy.
Copper and condos, casinos.
Mirage out west, my oasis.
The One and Only.
The open spaces have gone crazy.
Copper and condos, casinos.
Mirage out west, my oasis.
Under the stars at midnight,
the years roll by, rub it in.
The One And Only.
Mirage out west, my oasis.
The One And Only.
Mirage out west, my oasis.
LE JOUR DE L’ANNIVERSAIRE
Marianne Dissard / Christian Ravaglioli -
Antonio Gramentieri – Mirko Monduzzi
Comme un coup de tonnerre,
blanc comme l’éclair dans le soir,
le truc auquel on s’attend pas,
le coup de bâton par derrière.
Mais non, non, non, non, j’y crois pas.
Ah, le hasard qui veut ça!
Mais non, non, non, je veux pas.
Pas ce soir, pas comme ça.
Je dansais la tête en l’air,
le soir de l’anniversaire.
Tout un tour de calendrier!
Ça se fête, la liberté!
Enlacée à l’un à l’autre,
sûre de t’avoir oublié.
Mais non, non, non, non, non, pas toi!
Ah, le hasard qui veut ça!
La tête en sang, je pleurais,
étourdie, assommée.
Le coup de bâton par derrière,
le soir de l’anniversaire.
Mais non, non, non, j’y crois pas!
Je t’aime encore, Oh, oui, ça doit être ça!
Mais non, non, non, non, n’approche pas!
Pas ce soir! Pas comme ça!
Le coup de bâton par derrière,
le soir de l’anniversaire.
Mais non, non, non, n’approche pas!
Mais, dis-moi, toi… tu penses encore à moi?
Ah, ben, oui, moi ça m’arrive, comme ça,
de temps en temps. Ah, non, enfin, oui, bien sûr, enfin, t’imagine!
C’est normal. Allez! On reprends un verre ou deux,
comme au bon vieux temps.
THE DAY OF THE ANNIVERSARY
Like a thunderbolt,
white as lightning in the night,
the thing that hits you by surprise,
a blow from behind.
But no, no, no, no, I can’t believe it!
Ah, what a coincidence!
But, no, no, no, I don’t want!
Not tonight, not like that!
I was dancing, with my head in the clouds,
the night of the anniversary.
Full circle round the calendar!
Ah, gotta celebrate freedom!
Entwined left and right,
 so certain I’d forgotten you.
But, no, no, no, no, no, not you!
Ah, what a funny coincidence.
My head bloodied, I was crying,
stunned, knocked senseless.
A blow from behind,
the night of the anniversary.
But no, no, no, I can’t believe it!
I still love you!
Ah, yes, that must be it!
But no, no, no, no, don’t come any closer!
Not tonight! Not like that!
A blow from behind,
the night of the anniversary.
But no, no, no, no, don’t come any closer!
But, tell me, you…. do you still think about me?
Ah, yeah, sometimes, sure, it happens, from time to time.
Ah, no, well, yes, of course. Well, yes, you can well imagine!
It’s normal. Well, let’s have another drink, or two… l
ike good ol’ times.