‘L’Entredeux’

LE LENDEMAIN
Pourquoi je ne peux pas
écrire un chant patriotique ?
Un chant à notre gloire à tous,
pas juste à la gloire de toi ?
Des dés, des démos et des cracks,
Jouer à démontrer, à infliger, s’affliger.
Ce n’est pas du passé.
Cette vie-là est en danger.
Ce n’est pas du passé.
Cette vie-là est un danger.
Pourquoi pas des mots durs,
des mots de haine et de colère ?
Pas des mots doux, des mots d’amour ?
Il ne s’agit plus de toi, le trois.
Gueule de bois et matin noir,
nous ne sommes rien à deux.
Rêves en croix, le monde entier nous en veut.
Des faits, des mémos et des tracts,
Jouer à démonter, à s’infliger, affliger.
Des clefs, des héros et des frasques.
Jouer à s’épuiser, à s’inviter, s’éviter.
Ce n’est pas du passé.
C’est pas si loin, ça va venir.
Il ne s’est rien passé.
Cette vie-là est en danger.
Il ne s’agit plus de toi, le trois.
LE LENDEMAIN (the next day)
So why is it i can’t write me a song for patriots?

A song to our collective glory,
and not just your glory?
Dices, memos, and cracks.
Play at demonstrating, inflict, afflict ourselves.
This is not the past.
This life is in danger. This is not the past.
This life is a danger.
Why not harsh words, words of hatred and anger,
not words sweet, words of love?
It’s not about you anymore, on the third.
Hangover and sad song, we are nothing if we’re two.
Crossed-out dreams, the whole world has a tooth against us.
Facts, memos, and fliers.
Play at undoing, self-inflicting, saddening.
Keys, heros and strays.
Play at exhausting oneself, inviting, avoiding.
This is not the past.
It’s not so far, it will come.
This is not the past.
This life is in danger.
It’s not about you anymore,
on the third.
SANS-FAÇON
A la saison des sans-façons,
les filles s’habillent, se déshabillent.
A la saison des hameçons,
les filles vont à la pêche, sur les barques.
Les filles tombent à l’eau,
les garçons les repêchent.
Les garçons sont trempés
et se déshabillent sur les barques pour sêcher.
La saison / des hameçons.
Sur le lac / l’eau se tait.
L’eau le sait / c’est la saison,
la saison des garçons.
Les filles s’amusent, se désabusent.
La saison de la raison.
Les filles sont à prendre et à laisser,
sur leurs barques embarquées.
Les filles sont comme l’eau.
Les garçons n’y peuvent rien.
Les garçons sont trempés
et se déshabillent
sur les barques pour sêcher.
C’est la saison / des rançons.
Sur le lac / l’eau se tait.
L’eau le sait / Les grands noyés
ne sont pas les garçons.
C’est la saison / Les filles n’y peuvent rien.
Sur le lac / Les filles sont comme l’eau.
L’eau le sait / Les garçons sont trempés.
et se déshabillent
sur les barques pour sécher.
SANS-FAÇON (no ceremony)
At the season of easy-goes,
the flower girls dress and undress.
At the season of fish and hooks,
The girls go fishing,
on the boats.
The girls fall in the lake,
so the boys fish them out,
the boys are all wet
and get undressed,
on the boats, and they dry.
The season of fishing hooks.
On the lake, water won’t speak,
Water knows, it’s the season,
the season of the boys.
The girls have fun, and then they chill,
at the age of the reason
The girls, for taking,
or the letting, embarked on their boats.
The girls are like water.
and the boys can’t do a thing.
and the boys are all wet
and get undressed,
on the boats, and they dry.
the season of ransoms.
On the lake, water won’t say
water knows. the ones who drown
are never little boys.
easy-goes /the girls are helpless
On the lake / The girls are like water.
water knows / now boys are all wet
they get undressed,
on the boats and they dry.
CAYENNE
Là où tu vas, mon amour,
on te recevra comme moi.
Ces bras qui vont t’accueillir,
ces bras seront les miens.
A la fonte des neiges,
les corps émergent,
les corps glissent vers la vallée.
A la terre, le sel.
A l’amour, la cayenne.
Aux blessures et aux bouches.
A tes voyages, mon amour.
Là où tu vas, on t’aimera
comme je t’ai aimé.
Ces mains qui vont te toucher,
ces mains seront les miennes.
Sur les plaines de sel,
les os des hommes,
et ceux des bêtes luisent de même.
(2x)
A la terre, le sel.
A l’amour, la cayenne.
Aux blessures et aux bouches.
A tes voyages, mon amour.
Là où tu vas, mon amour,
moi, je n’y viendrai pas.
Là où je suis, mon amour,
je penserai à toi
aussi souvent que le sel,
le sel appelle la cayenne.
Là où tu vas, je n’y viendrai pas.
Là où je suis, je serai toute à toi.
(2x)
A la terre, le sel.
A l’amour, la cayenne.
Aux blessures et aux bouches.
A tes voyages, mon amour.
CAYENNE
Where you’re headed, my love,
they will treat you like you were me.
Those arms that will greet you,
those arms will be mine.
As snow melts,
corpses poke out,
corpses sail down to the valleys.
To the earth, the salt.
and to love is cayenne.
To the wounds and the mouths.
To your travels, my love.
Where you’re headed, they will love you
just as i did love you.
and these hands that will touch you,
these hands will be mine.
On the salted plains,
the bones of men
and those of beasts shine the same.
(x2)
To the earth, the salt.
and to love is cayenne.
To the wounds and the mouths.
To your travels, my love.
Where you’re headed, my love,
me, I won’t be found there.
and where i stay, my love,
I’ll be thinking of you
as often as salt calls,
salt calls for cayenne.
Where you’re headed, I won’t be there.
but where I am, I’ll be, just be all yours.
(x2)
To the earth, the salt.
and to love is cayenne.
To the wounds and the mouths.
To your travels, my love.
CONFETTIS
A nos amours, aux confettis,
au vin qui saoûle toute la nuit.
Jetons sur nous, comme du riz,
des confettis.
Jaunes, bleus, amours de confettis,
bouts de papiers,
verts, blancs, jetés, brûlés,
papiers en feu (papiers en feu)
les confettis.
A mes devoirs, aux lendemains,
aux sols tâché de confettis.
A balayer d’un coup de rein,
les confettis.
Rouges, noirs, papillons en folie,
petits projets,
oranges, ors, cachés, volés,
papiers en feu (papiers en feu)
les confettis.
papiers en feu (papiers en feu)
les confettis.
A mes mouchoirs, à tes paresses,
aux longs tiroirs pleins de promesses.
tous nos espoirs en pièce au soir,
les confettis.
Amours, papiers, sabrés, brûlés,
fins de soirées, les confettis.
Les confettis.
Les confettis.
Papiers en feu (papiers en feu)
les confettis.
Papiers en feu (papiers en feu)
les confettis.
CONFETTIS
This to our loves, to confettis,
to wines to get us hammered at night,
Let’s throw on ourselves as it were rice,
blue confettis.
blond, blue, loves like confettis
bits of papers,
green, white, lit up and burnt,
papers on fire (papers on fire)
blue confettis.
To my duties, to the next day,
to grounds stained with confettis.
To be swept up with a hip throw,
blue confettis.
Reds, blacks, butterflies gone crazy,
senseless plans,
orange, gold, hidden, stolen,
papers on fire (papers on fire)
blue confettis.
papers on fire (papers on fire)
blue confettis.
To my ‘kerchieves, to your stupors,
to deep drawers stuffed with promises,
And all our hopes shredded by night,
blue confettis.
Love and papers, cut up and burnt,
end of the nights, blue confettis.
blue confettis,
blue confettis.
papers on fire (papers on fire)
blue confettis.
papers on fire (papers on fire)
blue confettis.
MERCI DE RIEN DU TOUT
Merci la belle gaffe,
et le vin en carafe.
Merci les pieds glacés,
tes mains pour les masser.
Merci pour les draps blancs,
et le sommier branlant.
Merci de rien, du tout.
Merci de rien.
Merci de tout.
Merci le lendemain,
un savon, tes deux mains.
Merci pour le thé chaud
et pour la météo.
Merci pour les fous rires,
la partie de plaisir.
Merci de rien, du tout.
Merci de rien.
Merci de tout.
Avant que j’oublie
et que ne s’efface
la métamorphose.
Avant que j’oublie
et que je ne fasse
ailleurs la même chose…
Merci de la merveille
que le jour au réveil.
Merci pour le mystère
soudain d’être sur terre,
Mystère que tous ces riens
qui font de tout un bien.
Merci de rien, du tout.
Merci de rien.
Merci de tout.
MERCI DE RIEN DU TOUT (Thanks For Nothing At All)
Thank you for the blunder
and for wine in a glass
Thank you for two cold feet,
your hands to warm them up
Thank you for the white sheets,
and the creaking mattress.
Thanks for nothing, for all.
Thanks for nothing,
Thank you for all.
Thank you the day after,
a pink soap, your two hands.
Thank you for the hot tea
the bad weather report.
Thank you for all the laughs,
the good times and your touch.
Thanks for nothing, for all.
Thanks for nothing.
Thank you for all.
Before I forget
before it’s erased,
and i morphe again,
Before I forget
and before I do
elsewhere the very same….
Thank you for the wonder
of dawn as we wake up.
Thank you, the mystery,
suddenly, be on earth.
Mystery, all these nothings
that turn all things to good.
Thanks for nothing, for all.
Thanks for nothing.
Thank you for all.
TROP EXPRES
Je titube, je le fais pas exprès.
Et toi, tu voudrais pas être mon mur ?
Si on se mettait dos à dos,
sûr qu’on tiendrait bien mieux la route.
C’est encore tôt / trop prés.
Trop tôt / trop exprès.
Je me fissure, je le fais pas exprès.
Tu vois, depuis que moi, je suis un mur,
qu’importe que tu dises ou que tu taises,
moi, ça me fait encore la même chose.
Cest encore trop tôt / Trop près
Trop tôt / Trop exprès.
C’est trop idiot,
je dois te dire,
c’est trop idiot,
que c’est fini,
c’est trop tôt,
comme ça.
Trop exprès.
Trop exprès.
Je murmure, je le fais pas exprès.
Tu sais, ça m’a jamais plû de crier
crier, sur les toits, gare à toi,
crier, reviens, non, ça, je peux pas.
Cest encore trop tôt / Trop près
Trop tôt / Trop exprès.
Trop exprès / Trop exprès
TROP EXPRES (too much, on purpose)
I stumble, but I swear I don’t mean
hey you, wouldn’t you like to be my wall?
If we were to stand back to back,
I’m sure we’d travel much further.
still early / Too close
Too early / on purpose.
I am cracking, but I swear I don’t mean,
You see, since i’ve become a wall
who cares if you speak or if you don’t
me, i really wouldn’t care either way.
still early / Too close
Too early / on purpose.
It’s too silly,
I must tell you,
it’s too silly
that it’s over,
too early,
like that.
I don’t mean,
on purpose.
I whisper, but I swear i don’t mean
You know, I never enjoyed shouting
shouting all around, you! beware!
shouting, come back! oh, no, that I can’t.
still early / Too close
Too early / on purpose
on purpose / I don’t mean.
LES DRAPS SOURDS
D’abord, d’abord, c’était le chat,
quand il y a eu la pluie.
Il s’est mis dessous les draps.
Il a fait comme chez lui.
Mais nous, on s’en foutait.
Et sous les draps mouilllés,
on a continué,
Et on s’est aimé.
La porte s’est ouverte
sur ton meilleur ami
qui n’y voyait plus clair,
et qui s’est cru chez lui.
Mais nous, on s’en foutait.
Et dans le lit glacé, on a continué,
et on s’est aimé.
Toute la nuit, des coups,
à la porte, aux fenêtres.
Des amis de partout,
des voisins, des éclairs.
Mais nous, on s’en foutait.
On n’en a rien vu, et on s’est aimé,
LES DRAPS SOURDS (the deaf sheets)
First off, first off, it was the cat,
when the rain came on down,
It sneaked in, under the sheets,
as if they were his own.
But us, we didn’t care.
And under the wet sheets,
we kept going at it,
yes, we kept at it.
Next on, the door opened,
and it was your best friend,
he wasn’t walking straight
he thought he’d made it home.
But us, we didn’t care.
And in the busy bed, we kept going at it,
and we kept at it.
And all night long, we heard
bangs and hits on the doors,
Friends from everywhere,
neighbors, even thunder.
But us, we didn’t care.
We didn’t hear a thing, and we kept at it
INDIANA SONG
Notre scène: un square d’Indiana,
sans hasard, sans croire qu’il y en a.
Tête à tête, et les pieds dans les feuilles,
n’est-ce pas qu’on est bons comédiens,
et qu’ici, on est tous des indiens ?
On s’aime bien. Ça ne se dit pas.
On est en guerre. Ça ne se voit pas.
Jamais plus, non, je ne serais sage.
Je te le jure, en m’éloignant du square,
du square en Indiana.
On est bons, mais nos lignes sont terribles.
Et l’histoire, la grande, pas crédible.
Aux rumeurs d’un pauvre scénario,
arguments aux couleurs du drapeau.
C’est fini. On sauvera plus nos peaux.
Comme c’est drôle, la destinée,
quand ça se manifeste
Je te l’écris, en repensant au square,
au square en Indiana.
br
Quelle drôle de chose, le désir,
et comme ça nous infeste.
Je me maudis, en retournant au square,
au square en Indiana.
INDIANA SONG
This our stage: a square in Indiana
not by chance, nor believing in chance
eye to eye and our feet in red leaves,
are we not excellentcomedians,
ain’t it true we are all just Indians?
We like each other. That can’t be told.
We are at war. That cannot show.
Never, now, would I want to be good.
I swear, as i walk away from the square,
the square in Indiana.
We’re so good, but our lines are awful.
do you trust history anyway?
To rumors of a meager script,
arguments the colors of the flag.
It’s over. We can’t save ourselves now.
A funny thing, destiny
when it manifests.
I write to you, as I think of the square,
the square in Indiana.
A funny thing, desire
when it infests us,
I damn you, as I think of that square,
our square in Indiana.
FLASHBACK
Au creux de ton épaule, je pose enfin la tête.
Je respire et j’aspire à retenir ta voix.
Je vais, frôlant ton bras et je te fais la fête
A ta vue j’ai si gros sur le coeur à te dire
que je ne sais encore avoir pris corps en moi.
La vitre et puis Paris, le ciel et puis la mer,
Partir sans trop quitter, errer sur une plage.
N’attendre rien de toi, ne plus savoir que dire.
et puis penser tout haut dans un demi-sommeil
qu’il y a déja 2 heures que le ciel s’est couvert.
Sur la jetée, des vagues, un homme en a plongé.
Son corps plane un instant au dessus du ressas.
Ses mains qui creusent l’eau, flashback sur nos brûlures.
Si je me retournais, de mes pas dans le sable,
il ne resterai rien, mon chemin effacé.
FLASHBACK
On your shoulder I place, my head light as a cloud,
I breathe you, i want so to remember your voice.
I walk, brushing your arm, and I greet you with smiles.
At your sight, I’ve so much to tell you about you,
so much I don’t know yet, much i already know.
The window and Paris. The sky, and then the sea,
To leave without leaving, and to drift on a beach
Expect nothing from you, to not know what to say.
Then think outloud, dreamy,
it’s been hours that the sky has darkened.
the waves crashing the pier, a man dives,
dissappear.
his shape hovers and flicks just above the green foam.
when his hands cut the sea, flashback over our wounds.
If I turned to face you, i don’t think i would see my footprints in the sand, my way blown by the winds.
CE VISAGE-LA
Ce visage-là me dit
me dit bien quelque chose.
Je reconnais les yeux
mais la bouche est changée.
Il me semble, on dirait,
le visage
le sourire et les traits
de quelqu’un
qui t’aimais.
Ce visage-là ne dit
ne dit rien qui ne vaille.
La bouche ne rit plus,
l’oeil est mort, rien n’y luit.
Impossible et terrible,
ce visage
ce sourire et ces traits
qui ont d’un coup
fané.
Sûrement j’ai dû réver,
une erreur, la fatigue.
La faute au ciel d’hiver,
je n’en crois pas mes yeux.
Face à face, au miroir,
le visage,
le sourire et les traits
de quelqu’un de brisé.
Ce visage-là me crie,
me crie bien quelque chose.
Je voudrais l’oublier,
je voudrais t’oublier.
Dévastés, démolis, x2
le courage,
le bonheur et la joie
que j’avais
à t’aimer.
CE VISAGE LA – (That Face)
This face tells me,
reminds me of something.
I recognize the eyes
but the mouth has changed.
It looks to me, it looks like
the face,
the smile and like the frown
of someone
who loved you.
This face doesn’t bidf
doesnt’ bid of anything good.
The mouth doesn’t smile any more,
the eye is lackluster, nothing there glows.
Impossible, and terrible,
this face,
this smile and these features
that suddenly have
faded.
Surely, I must have dreamt,
a mistake, exhaustion.
Fault is to the winter sky.
I can’t believe my eyes.
Face to face, to the mirrror,
the face,
the smile and the features
of someone who’s broken.
This face shouts,
shouts me something.
I would like to forget it.
I would like to forget you.
Wrecked, demolished,
the courage,
the happiness and the joy
that I had
in loving you.
L’EMBELLIE
On s’était perdu de vue
un peu même oublié
jusqu’au jour où
on s’est croisé
alors tout a recommencé.
Je ne sais plus grand chose de toi,
ni où tu vis, ni qui tu vois
mais tu le sais, et j’y crois,
c’était bien mieux comme ça.
Maintenant qu’on s’est retrouvé,
on peut tout se pardonner
on s’aimera même encore mieux
quand on nous prendra pour des vieux
On n’a plus le temps de pleurer,
ni le temps de s’ennuyer,
si tu veux bien, appelle-moi,
je passerai te prendre chez toi.
Maintenant qu’on s’est retrouvé,
on ne va plus se quitter.
on s’aimera même encore mieux
on s’aimera même encore mieux
on s’aimera même encore mieux
quand on nous prendra pour des vieux.
L’EMBELLIE (The Break In The Clouds)
We had lost touch with each other,
even a bit forgotten each other,
until the day when
we ran into each other
and then everything started again.
I don’t know much of you anymore,
where you live, who you see
but you know it, yes I believe it,
it was better like that.
Now that we’ve found each other,
we can forgive each other everything,
We will love each other even better
when they will take us for old people.
We don’t have time to cry anymore,
nor do we have time to be bored.
If you want, call me,
I’ll come take/pick you at your place.
Now that we’ve found each other agin,
we won’t leave each other anymore.
We will love each other even better,
we will love each other even better,
we will love each other even better
when they’ll take us for old people.

French chanteuse of desert noir. Left her home in Tucson, Arizona for an English wooden boat. Book is coming soon. More music too.